La formation loi Alur à Marseille

 

La formation des agents immobiliers à Marseille

 

Le nouvel article 3-1 de la loi Hoguet, créé par la loi ALUR, soumet dorénavant l'ensemble des intermédiaires immobiliers à une obligation de formation continue dont le respect dûment justifié conditionnera le renouvellement de la carte professionnelle.

 

Le décret  du 18 février 2016 détermine la nature et la durée des activités susceptibles d’être validées au titre de l’obligation de formation continue des agents immobiliers à Marseille, administrateurs de biens ou syndics.

 

Les professionnels de l’immobilier exerçant leur activité à Marseille doivent suivre une formation continue d’une durée minimale de quatorze heures par an (ou quarante-deux heures au cours de trois années consécutives d’exercice) pour obtenir le renouvellement de leur carte professionnelle d’agent immobilier.

 

Les professionnels de l’immobilier installés à Marseille concernés par cette nouvelle obligation de formation continue sont, les titulaires de la carte professionnelle d’agent immobilier (ou s’il s’agit d’une personne morale, son représentant légal), les personnes qui assurent la direction d’un établissement, d’une succursale, d’une agence ou d’un bureau, les salariés et agents commerciaux employés en tant que négociateurs immobiliers, détenteurs d’une attestation d’habilitation fournie par le titulaire de la carte d’agent immobilier.

 

La formation obligatoire  peut prendre la forme d’actions de formation de mise à jour et de perfectionnement des connaissances, d’adaptation ou de développement des compétences, de promotion professionnelle, de colloques organisés dans les conditions d’une action de formation, dans la limite de deux heures par an ou encore d’enseignement dans la limite de trois heures par an.

 

La formation continue en lien direct avec l’activité d’agent immobilier doit porter sur les questions juridiques, économiques, commerciales, la déontologie, les techniques concernant la construction, l’habitation, l’urbanisme, la transition énergétique.

 

Seuls les organismes de formation enregistrés ou ayant déposé une déclaration d’activité en cours d’enregistrement, ou légalement établis en Union européenne, peuvent organiser la formation continue. Ils délivrent une attestation de formation aux participants à transmettre à la chambre de commerce et de l’industrie (CCI). Dans l’objectif de simplifier la démarche de la délivrance des cartes, d’en améliorer l’efficacité et d’en assurer un suivi plus régulier, la loi ALUR a choisi de confier le pouvoir de délivrance des cartes professionnelles au président de la chambre de commerce et d’industrie territoriale (CCIT) ou de la chambre de commerce et d’industrie départementale d’Île-de-France.

 

Le marché de l'immobilier à Marseille

 

À contre-courant des autres grandes villes françaises, où les prix de l'ancien sont repartis à la hausse l'an dernier, l'immobilier marseillais a terminé 2016 en légère baisse (- 0,5 %).

 

L'année 2016 aura été marquée par le retour des investisseurs marseillais sur les petites surfaces à moins de 150 000 euros. Pour une mensualité fixe de crédit de 1 000 euros sur vingt ans, les acquéreurs ont en effet vu leur pouvoir d'achat immobilier accru de 5 à 7 m2 supplémentaires. Au prix moyen de 2 597 euros le m2, l'immobilier ancien à Marseille se caractérise par une grande diversité de prix, partant de moins de 1 000 euros le m2 dans les copropriétés des quartiers nord couverts par la politique de la ville, pour se rapprocher des 6 500 euros le m2 en bord de mer dans les secteurs sud.

 

Le comportement des acquéreurs a changé à Marseille. Le coût d'utilisation des biens, charges et impôts locaux, prime désormais sur les autres critères. Cela provoque une dévalorisation du foncier à Marseille dans des secteurs autrefois très demandés. Portée par la baisse des prix, de l’ordre de 16 % depuis quatre ans, et des taux d’emprunt toujours au plus bas, la reprise du marché de l’immobilier ancien amorcée au printemps 2015 se confirme. Marseille demeure toutefois la ville du département des Bouches-du-Rhône où le volume de transactions progresse le moins.

 

 Les investisseurs se faisant rares à Marseille dans l’ancien, les biens à moins de 150 000 euros sont nombreux à la vente, les acheteurs n’hésitant pas à faire des offres à - 20 %, voire - 30 %. L’an dernier, l’essentiel des transactions a été motivé par le besoin de se loger et a impliqué des appartements de 2 à 4 pièces entre 150 000 et 400 000 euros. A 3 832 euros le m2, le prix des logements neufs à Marseille est resté stable. Avec 2 830 réservations, le volume a progressé de 22 % grâce au dispositif fiscal Pinel et le passage de la cité phocéenne en zone A.

 

Comme les prix, les loyers ont encore baissé. À Marseille, le loyer moyen s’établit désormais à 12 euros/m2, contre 13 euros/m2 il y a quelques années. Le neuf se loue mais pas l’ancien qui représente environ 80 % du parc immobilier à Marseille. Ainsi,  12 % du parc locatif ne trouve pas preneur, ce qui explique en partie la baisse des loyers. Les propriétaires n’ont pas la capacité (financière) de rénover leurs logements et les mettre au niveau du neuf. Désormais à Marseille, il y a davantage d’offres que de demandes et les locataires deviennent de plus en plus regardants.

La formation des agents immobiliers par villes

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